Voyage dans le Cians : le vallon de Challandre

Le Cians, c’est un peu le pays de mon enfance. Ayant eu la chance d’avoir une maison secondaire à Beuil, bon nombre de souvenirs impérissables de ma jeunesse se situent dans les rues du village et aux alentours. Je devais travailler à Auron lorsque Lionel, un client avec qui j’avais fait le Riolan l’an dernier m’appelle. Il est à Valberg avec sa famille et cherche à faire un canyon dans le coin. Le choix est vite fait : je me fais remplacer à Auron pour aller faire un tour dans le vallon de Challandre. RIMG0827

A quelques minutes de voiture à peine de Beuil, la journée commence par une petite randonnée d’une quarantaine de minutes, en montée d’abord, puis à plat, et enfin en descente pour arriver dans le vallon. De là, c’est encore quelques minutes de marche dans le vallon ombragé pour atteindre la première cascade, début d’un enchainement ininterrompu jusqu’à la fin ! Et que c’est beau ! Certes, l’eau est froide mais nous avons eu la chance d’avoir un grand soleil pour nous réchauffer hors des vasques.

RIMG0902

Nous descendons donc rappels sur rappels, jouant dans quelques toboggans au passage avant de prendre une pause bien méritée pour casser la croûte au soleil au milieu des célèbres escaliers géants de pélite rouge. Grandiose. Nous terminons finalement le canyon et revenons à la voiture après une boucle de 4h. Une bonne façon de commencer la journée quoi !

Publié dans Sorties professionnelles | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Tyrolienne dans le Gours du Ray

Départ de tyrolienne Départ de tyrolienne

Une petite vidéo d’une session tyrolienne dans la grande vasque du gours du Ray :

Publié dans Sorties professionnelles, Vidéo | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Les plus belles de la Barbaira

P1060415

Et voilà les plus belles photos de la saison 2014 de la Barbaira, très beau canyon aux eaux turquoises de la vallée de la Nervia au nord de Vintimille.

Publié dans Sorties professionnelles | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Les plus belles de la Maglia

RIMG0719

Difficile au cœur de la saison de prendre le temps d’écrire quelques articles. D’autant plus que j’ai de nouveau cassé un appareil photo. En cette fin de saison où je peux me permettre de nouveau quelques jours de congé, je publie donc une petite sélection des plus belles photos prises dans la Maglia, le grand classique de la vallée de la Roya.

Publié dans Sorties professionnelles | Marqué avec , , , , , , | Laisser un commentaire

2×60

RIMG0350

Le moulin de Roubion, cet excellent (mais trop court) canyon de la Tinée offre une des plus belles cascades de la région, une superbe 60m très arrosée. Un peu trop même pour nous puisque nous avons choisi de descendre sur le côté. Du gros débit donc pour cette descente en petit comité de gens déjà expérimentés et une grosse ambiance ! Vraiment un des canyons que je préfère.

RIMG0393

Deux jours plus tard, prenant les mêmes et on recommence, nous voilà cette fois dans le vallon de Morghé, ce superbe affluent de la célèbre Maglia. Au programme, beaucoup de belles verticales, avec notamment une C60 ensoleillée. Peu d’eau ici, mais la suite dans la Maglia fait pardonner ce détail. Un canyon très complet donc, et un must de la région assez accessible, même pour des gens peu expérimentés.

Publié dans Sorties professionnelles | Marqué avec , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Un très court et un très long

Je ne cesse de le répéter, mais encore une fois, quelle chance nous avons de vivre dans ce magnifique département ! Voilà quelques jours, je découvrais avec Yohan le fameux trou des Corneilles, ce mini-canyon de la Tinée que nous pouvons qualifier de bijou. Certes, il est très court et ne présente aucun obstacle majeur. Mais quelle ambiance ! L’encaissement est impressionnant et tellement magnifique. Il y fait malheureusement trop sombre pour faire de belles photos mais voici un aperçu :

Un ami Un ami

L'entrée du canyon L'entrée du canyon

Le premier rappel Le premier rappel

Contre-jour Contre-jour

Une cascade Une cascade

Vers le ciel Vers le ciel

Dans une lignée assez différente, nous avons effectué avec David une deuxième tentative de Bendola intégrale pour la fédé. Cette fois, c’est passé. Et j’ai été agréablement surpris de découvrir un canyon très joli et varié, qui manque un peu de sauts et toboggans mais qui offre de beaux paysages. Il faut juste être préparé physiquement (surtout pour le faire en un jour) et bien comprendre que la deuxième moitié de la partie amont, c’est juste de la marche en rivière. Et c’est long !!! Le spectacle qu’offre la partie médiane est cependant à la hauteur : un superbe encaissement où s’enchainent de longs biefs magnifiques. Mais aucun obstacle… En tout cas, ça use. On est allés tellement vite que je n’ai pas eu le temps de prendre trop de photos. Voici quand même un échantillon.

Un peu de neige au départ Un peu de neige au départ

Contre-jour Contre-jour

Tunnel Tunnel

Un rappel Un rappel

Un rappel Un rappel

Encaissement Encaissement

Publié dans Sorties perso, Sorties professionnelles | Marqué avec , , , , , , , | Laisser un commentaire

Ravin de Redebraus

Voilà un canyon que je voulais aller visiter depuis un moment. D’autant plus que c’est un des rares de ma vallée natale : le Paillon. Ce fut chose faite en ce 13 juillet 2014, jour de mes 32 ans, un an tout rond après la clue d’Amen. Les protagonistes étaient différents cependant et c’est avec Marion et la famille Patate que nous avons parcouru ce canyon. Enfin, Rachel a fait le canyon avec nous pendant que Yannick lui le remontait en partie avec Maxime et Alexis (chapeau à eux en passant).

La famille Patate La famille Patate

Pas vraiment déçus pour ce vallon qui attaque par de belles verticales ocres avant de s’horizontaliser pour s’encaisser de nouveau avec la superbe C40. La fin est assez tranquille, et il faut absolument sortir avant de passer sous la canalisation en hauteur sous peine de finir dans de l’eau ignoblement verte et bon nombre de déchets… Au final un canyon varié, joli, sans être un must. A faire !

Publié dans Sorties perso | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Deux Bollène, deux ambiances

Une question revient souvent lorsqu’on fait mon métier : « Est-ce que ce n’est pas lassant à la longue, de faire toujours les mêmes canyons ? » A ceux-là, je réponds souvent que lorsque l’on est passionné, on ne se lasse jamais. Mais c’est un peu éluder la question.  Alors je développe sur ce post parce que j’ai le temps et l’envie d’écrire.

D’abord, il faut savoir que les Alpes Maritimes est le département où l’on trouve le plus de canyons en France. Vous pouvez aller faire un tour sur le site référence qu’est Descente-Canyon (la bible du canyoneur) pour vous en convaincre. A ce jour 248 canyons référencés, largement devant nos voisins des Alpes de Haute Provence avec leurs 178 canyons. La Corse arrive loin derrière avec seulement 76 canyons !

Bon, soyons honnêtes, dans les 248, un bon nombre ne méritent pas vraiment le nom de canyon. Mais tout de même, nous avons de la chance d’habiter dans le coin. Tout ça pour dire que non, je ne fais pas toujours le même canyon même si bien sûr, j’ai mes parcours de prédilection. Si je compte, dans l’ordre de difficulté, je tourne très fréquemment dans Cramassouri, l’Imberguet, la Bollène, la Barbaira, le Riolan, la Maglia. Ajoutez à ceux-là de façon occasionnelle Challandre, la Peïra, Bagnolar, la Carléva, le Gours du Ray, Aiglun, Morghé, Cuébris, Courmes et vous voyez vite que le choix en terme de canyons est assez vaste. Et je ne parle que de ceux que je pratique à titre professionnel ! Vous pouvez parcourir la section Sorties perso de mon blog pour voir que je ne chôme pas pendant mes journées de repos.

Premier grand toboggan Premier grand toboggan

Une dernière raison qui fait qu’on se lasse difficilement tient du fait que chaque journée est différente. Les clients, les ambiances, les lumières, les températures sont autant de facteurs qui varient tous les jours. Et pour illustrer parfaitement cela, voici l’exemple parfait : j’encadrais le 9 juillet un groupe de jeunes forts sympathiques dans la Bollène. Grand beau temps, superbe ambiance, débit correct. Un de mes clients éprouve quelques appréhensions face à l’eau et je sors souvent la corde mais tout se passe bien. Le temps se gâte en fin de parcours et nous finissons sous une pluie battante mais les sourires sont toujours là. Moins d’une semaine plus tard, je retourne dans le canyon avec cette fois un couple. Un orage la veille a bouleversé la rivière qui s’est changée en torrent boueux. Le débit est suffisamment fort pour demander une vigilance de tous les instants. On ne voit pas où on pose les pieds. La corde est de mise pour tout plein de passages habituellement anodins. Un autre canyon. Tout se passe pour le mieux mais nous sortons tous les trois épuisés.

Deuxième grand toboggan Deuxième grand toboggan

Toutes ces raisons font que non, je ne m’ennuie jamais en canyon. Mais vous pouvez poser la questions à ceux qui tournent dans le Loup deux fois par jour pendant deux mois, ils n’auront peut-être pas la même vision des choses…

Publié dans Sorties professionnelles | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Tinée : de l’eau sur le casque (plutôt deux fois qu’une)

Mardi 09 juillet 2014, j’ai réalisé deux souhaits simultanément : celui de faire un canyon avec les deux Yannick et Gwen, et celui de faire un canyon vraiment arrosé.

Notre choix s’est tout d’abord porté sur le Bausset, ce torrent affluent de la Tinée que j’avais fait l’an passé avec Renaud. Un très beau canyon au vertical fortement prononcé où les rappels s’enchainent encore et encore. J’avais vu un post qui indiquait que des gens l’avaient fait signalant un gros débit mais que tout passait bien. Alors je me suis dit : « Pourquoi pas nous ? » Un coup d’oeil depuis la route nous confirme qu’il y a pas mal d’eau mais que ça semble largement faisable. Nous voilà donc partis pour les 45 min de marche plutôt raide pour atteindre le départ du vallon.

Rappel Toboggan Rappel Toboggan

Nous sommes en nage lorsque nous mettons enfin les pieds dans l’eau. Elle est froide et nous sommes encore à l’ombre. Heureusement pour pas longtemps. Dès le début de canyon, les hostilités commencent et l’eau pousse fort. Mais rien d’insurmontable, comme nous l’avions prévu. Nous descendons toutes les cascades dans l’actif, jouant même un peu avec l’eau quand c’est possible. Un vrai régal !!! 2h45 plus tard, nous voilà déjà de retour au pont puis à la voiture.

Il est encore tôt, et nous avions prévu de faire un deuxième canyon. J’étais passé l’avant veille voir la fin des cascades de Guercha, un tout petit canyon juste au dessus d’Isola. Le débit m’avait semblé correct et le canyon est bien noté. On a déjà pris pas mal d’eau sur le casque alors on se dit qu’un truc pas long, ça ira bien.

Seulement voilà, la vie est pleine de pièges et même si je me doutais de l’entourloupe, je me suis fait avoir comme un bleu : un captage récupère une très grosse partie du courant juste en amont du pont où l’on observe le torrent. Le débit est en réalité 3 fois celui observé. Nous nous en rendons compte une fois arrivés au départ du canyon et le doute nous envahit. C’est un canyon inconnu, on en a déjà dans les pattes, mais en même temps, il est court et peu engagé. On doit pouvoir se débrouiller pour sortir n’importe quand. L’équipement est dans l’actif, et l’actif est vraiment très gros ! Alors on shunte la première cascade en passant par les arbres en RG. Au pied, on se dit qu’on aurait pu quand même. Alors la suite, on y va franchement. Et là, ce n’est pas de la tarte ! Impossible de mettre un pied dans l’actif sans se faire emporter. Quand on n’a pas le choix d’aller dans le gros, on se fait lessiver, balloter, parfois renverser. Mais on tient bon, toujours notre corde à la main, avec pour seule consigne de ne jamais nous arrêter quand l’eau nous engouffre, nous assourdit, nous empêche de respirer. C’est impressionnant !

Gwen dans la grande cascade Gwen dans la grande cascade

Elle nous joue des tours cette rivière. Les cascades sont sculptées de façon incroyable, et l’eau bondit et rebondit de part et d’autre du vallon, dans un fracas assourdissant, avant de venir s’écraser dans une énorme explosion d’écume sur un bloc en contrebas. Puis elle repart de plus belle. Certes, le canyon est court mais il est intense et les zones de repos ne sont pas légion. Nous crions pour nous faire entendre, disparaissons à la vue des camarades sur le qui-vive et prêts à débrayer au moindre doute. Lorsque les deux coups de sifflets retentissent, c’est toujours avec soulagement que nous les accueillons. Chaque obstacle prend du temps car il faut analyser la trajectoire : tantôt passer sous le flux, puis l’enjamber, pour enfin foncer dedans et reprendre pied un peu plus bas. Le moindre ressaut devient compliqué mais nous avançons, tendus vers la sortie.

Et lorsque nous quittons enfin le vacarme de la dernière cascade, personne n’a aucun idée du temps que nous venons de passer. Un peu plus de 2h pour ça ! Nous sommes lessivés mais heureux, ayant la sensation d’avoir accompli chacun un exploit personnel.

Allez, il est grand temps de rentrer à la maison. Mais on ne passe pas devant Crama en descendant ? Gwen et Yannick ne l’ont jamais fait ! On ne peut pas les laisser en l’état…

Publié dans Sorties perso, Vidéo | Marqué avec , , , , , | 2 commentaires

Un classique deux moins…

Un classique de l’Estéron : le gros riou ou riou de Cuébris, avec son amont moins parcouru  le dénommé vallon de Clapoure. Au départ du village, la marche d’approche pour Clapoure prend 30 bonnes minutes. Ça monte un peu, mais c’est loin d’être insurmontable. Le vallon offre un petit débit, à faire donc en début de saison. Dès le départ, nous attaquons un encaissement plutôt joli, avec 5 cascades dont une belle C25. Pas de sauts ni toboggans, cette partie n’a rien de ludique mais les rappels sont faciles.

Après cette courte partie, s’ensuit une marche en rivière pas toujours agréable d’un vingtaine de minutes pour revenir au deuxième encaissement : celui du village et la fameuse C22 avec la chatière. Le débit est déjà plus important ici et il convient d’être vigilant dans cette cascade où quelques accidents graves ont déjà eu lieu. Puis vient le chaos de blocs et ses passages souterrains et autres syphons (attention là aussi au niveau d’eau !) avant la jolie partie finale et ses vasques ensoleillées permettant quelques beaux sauts.

Deux moins classiques, cette fois dans le haut de la vallée de la Roya avec la vallon de Stroup et le torrent de la Céva, deux torrents de montagne aux caractères franchement différents. La veille, avec Yannick, nous cherchions une sortie adaptée à nos envie de débit un peu important et à la météo pas vraiment idéale. On cherche donc dans le haut de nos vallées où l’eau est souvent abondante et nous tombons sur le vallon de Stroup, canyon inconnu au bataillon, pas si mal noté sur Descente-canyon et à la description encourageante. Nous le couplons donc avec un deuxième canyon pour rentabiliser la journée est c’est parti.

Au départ de Morignole, petit bled pas si charmant après la Brigue, il faut marche une bonne heure pour atteindre le vallon de Stroup. De là, il s’agit de descendre dans les restes apocalyptiques d’une avalanche et dans des pentes herbeuses particulièrement glissantes. Ce n’est pas la partie fun ! Enfin arrivé à la première cascade, on se rend compte que l’équipement en place est minimaliste : un spit, une sangle, un maillon. Mais cela suffit pour le premier rappel. Le reste du canyon enchaîne parties ludiques avec de beaux toboggans et des sauts dans de superbes vasques profondes entrecoupées par des marches en rivière assez désagréables (branches, troncs…) Le deuxième rappel fait 40m et est bien arrosé ! Une belle surprise donc que ce canyon qui mérite de se faire connaître.

L’après-midi s’enchaine avec le torrent de la Céva, situé dans un superbe vallon sauvage non loin de Bergue. Caractéristique principale : ça glisse !! Pélite rouge oblige. La marche d’approche est un peu difficile mais le pire, ce sont les déplacements dans le canyon. De la marche sur blocs ultra glissants et des vasques presque toujours comblées. Pas facile d’avancer ! Quelques beaux rappels dont certains bien arrosés (gros débit quand même) ponctuent la descente mais il y a trop de désescalades et autres glissades plus ou moins incontrôlées pour donner une bonne note à ce canyon. Même la C40 n’est pas particulièrement intéressante car hors d’eau (mais il vaut mieux !) et fractionnée.

Une bonne journée tout de même que ce mini-trip Roya et avouons-le, il nous a permis de découvrir une fois de plus quelques lieux que jamais nous n’aurions eu l’idée de venir voir si ce n’est grâce à notre pratique du canyoning.

Publié dans Sorties perso, Sorties professionnelles | Marqué avec , , , , , | 3 commentaires