Petit détour en Italie : canyoning dans le Val Stura

Début Juillet, la saison en club d’escalade est terminée. Je décide de me prendre quelques jours de congés pour prendre un plaisir tout personnel en canyon avant de me lancer corps et âme dans la saison. C’est donc avec Yannick et Gwen que nous passons le col de la Lombarde au dessus d’Isola 2000 pour redescendre dans le val Stura où se trouvent quelques beau canyons alpins : le rio della Madonna, le rio Bandia, le rio Conforent et la cascate de Barricate.

Nous arrivons en milieu de matinée, le temps est maussade. La plupart de ces canyons présentent un débit important et un équipement pas forcément neuf. Nous jouons la carte de la prudence, de la pluie est annoncée dans l’après-midi, nous décidons d’aller voir le rio della Madonna.

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Garés au petit village de Sambuco, nous attaquons une jolie marche d’approche d’une heure pour arriver au dessus d’une belle faille dans la roche où s’engouffrent les eaux du rio. Le temps se maintient, la faille est courte et c’est la seule partie engagée du canyon. Le débit nous paraît correct, on s’engage allègrement dans la première cascade, première d’une belle série plus ou moins arrosée, sans grosse difficulté. Le débit nous permet de nous amuser sur les cordes. Après l’étroit, le jeu continue et nous sommes bien joyeux quand nous arrivons à la fin du canyon : nous nous attendions à pire !

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La marche retour est un peu longue mais elle descend. La pluie se met doucement de la partie. Après hésitation, nous décidons d’attendre le lendemain pour s’attaquer à un nouveau canyon. L’objectif principal étant le rio Bandia, gorge au débit bien plus important et bien plus engagée, nous préférons nous reposer et attendre un lendemain plus clément. Après une petite sieste et une visite du village afin de repérer les possibles restos pour le soir, nous remontons un peu la vallée en direction de Pietraporzio puis Pontebernardo afin d’aller admirer la cascade de Barricate. C’est une grande cascade de 200m, pas très verticale, avec un petit filet d’eau qui coule. Mais elle coule et cela nous interpelle. On décide donc de se lever tôt le matin afin de commencer par Barricate pour ensuite se jeter dans Bandia.

Le soir, nous retournons à Sambuco et les deux restos repérés sont complets !! Finalement, nous trouvons un endroit pour manger avant de jeter la tente sur le parking de Madonna, joli petit spot bien pratique.

6h30, le réveil sonne. Yannick et moi sommes au taquet. Gwen, lui, a plus de mal le matin. J’ai oublié le réchaud : pas de café ! Quelques biscuits et bananes plus tard, et nous voilà garés à Pontebernardo pour une marche d’approche donnée en plus de 3h30 ! Ça grimpe, mais il fait encore frais. Nous longeons le rio Conforent que Yannick avait déjà fait auparavant, le traversons et arrivons au tout départ de la vallée du Barricate, large vallon bordés de pâturages. C’est beau. 2h15 après avoir quitté la voiture, nous sommes au départ du canyon ! On a explosé le temps de marche !

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L’eau coule, et part directement dans un petit encaissement. Rien d’extraordinaire, mais le cadre est montagnard. Quelques cascades plus loin, le vallon s’ouvre et l’eau fait le grand plongeon. On désescalade un peu pour trouver le premier relais. Un bouquet de fleurs qui se prend pour un relais induit Yannick en erreur qui manque le premier fractionnement, ce qui nous fait perdre pas mal de temps et travailler mes manips. Il fait chaud, heureusement que nous n’avions pris que les bas de combis ! Le reste de la descente se passe sans encombre. Nous avons plus l’impression de descendre une paroi en rappel que de faire un canyon… Mais ça reste agréable. La fin l’est moins. Les quelques cascades finales se révèlent sans intérêt.

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Nous arrivons à la voiture à 13h. De passage par Pietraporzio, nous constatons avec effroi que la boulangerie est fermée. On grignote le peu de nourriture qu’il nous reste, quelques olives et une banane, et on repart pour les 1h30 de marche du rio Bandia. Là, ça commence à être dur dans les pattes ! Lorsque nous arrivons au départ du canyon, le temps se gâte et une bel averse nous surprend. On s’abrite et décide d’attendre quelques minutes pour voir comment le temps tourne. Aucun orage n’est prévu et souvent, le bleu réapparaît après la pluie. La pluie se calme, mais le ciel est toujours gris. Après concertation, on décide de s’engager quand même, en mode efficace ! On ne traine pas, on optimise les temps. Cela veut dire qu’il y en a un toujours devant qui équipe, deux derrière qui enkitent.

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Le débit est gros, mais l’équipement est placé très intelligemment. On progresse bien, lorsque l’orage nous tombe violemment dessus. On ne fait pas les fiers avec une sacrée averse et la foudre qui claque… On approche de la fin de la partie engagée mais il nous reste quelques cascades. On accélère, tout en restant lucide afin de ne pas faire d’erreur. La grande cascade de 40m est magnifique, dommage qu’on ne puisse pas jouer dans l’actif, ça pousse vraiment trop et on n’a pas le temps. Un dernier ressaut et nous voilà sortie de l’encaissement, bien soulagés. L’orage cesse rapidement et le grand bleu apparaît. Nous avons mis 2h pour parcourir le canyon et on s’est régalé. Très belle surprise pour un vallon de montagne !

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Mais la journée n’est pas finie. La partie avale du rio est praticable. On sait qu’elle est moins intéressante mais on joue pour le sport ! Il est 17h, nous sommes fatigués mais on a fait le plus dur le ciel est avec nous, alors on continue dans cette partie qui s’appelle le rio Bianco. Et là, c’est le drame, 1h de progression fastidieuse dans des montagnes de troncs pour afin arriver à une cascade de 40m bien arrosée ! La partie finale est moins encombrée et un tout petit peu ludique mais ne rattrape pas le début. Nous sortons à 19h du canyon, vidés mais satisfaits !

Il nous reste à aller chercher la voiture, une demi-heure de marche que nous aurions fait sans problème en temps normal, mais chacun de nous a envie de se reposer. On la joue à chi-fu-mi et c’est moi qui m’y colle. Les jambes lourdes, je remonte au petit hameau. Il est 20h quand on reprend la route, complètement affamés ! Le snack à La Courbaisse est encore ouvert lorsque nous y passons et on engouffre chacun une pizza en 2 min ! Retour à la maison, fin de l’histoire…

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