ESAPS séances 3 et 4 : Cap Dramont et la Turbie

Le froid nous a frappés de plein fouet. Des températures négatives à l’arrivée au parking, ça a de quoi refroidir les ardeurs les plus équatoriales. Nous avons même eu de la neige à Nice, c’est dire !

Le baou de St Jeannet vu de Vence Le baou de St Jeannet vu de Vence

Qu’à cela ne tienne, ce sont seulement 2 séances qui ont eu lieu en salle. L’une au COV (dont l’accueil est légèrement à revoir) avec les jeunes de l’ASPROCEP de Grasse, l’autre à Art-Bloc avec les jeunes de REFLETS. Le reste du temps, nous avons colonisé les falaises plein sud, le plus proche de la mer : l’éternelle Turbie (secteurs des surplombs ou de la Prussik) et le Cap Dramont et son esthétique rhyolite aux couleurs chatoyantes.

Et c’est d’ailleurs au Cap Dramont que la plupart des groupes ont découvert les joies de la corde tendue en parcourant une via corda : entraide, esprit d’équipe, confiance dans la cordée, autant de qualités mises en avant (avec plus ou moins de réussite d’ailleurs) pour aboutir au sommet de l’éperon rocheux, juste en sortie du petit pont de singe (petit mais assez apeurant par grand vent). Un franc succès globalement que cette via corda, malgré un départ ombragé et venteux parfois à la limite de conditions nordiques. Heureusement que le soleil attend le grimpeur quelques mètres plus loin ! Bref, des sensations fortes pour tout le monde !

Les journées au Dramont, toujours bien remplies, se sont toutes terminées par un peu de grimpe, généralement au sémaphore où de belles envolées ludiques livrent un paysage époustouflant au grimpeur émérite. Belle récompense pour celui qui atteint le relais.

Les séances à la Turbie ont parfois demandé une autre forme de courage tant le froid était mordant. Les jeunes de l’ISI auront subi la pire journée sans soleil… Quand le lendemain nous passions la journée en t-shirt avec les jeunes de la CLEF !!! Ah la Côte d’Azur ! Tout le monde a cependant mis du sien et chaque séance s’est bien déroulée, avec son lot d’ascension réussies et ratées. Si tous les jeunes sont maintenant très efficaces et autonomes en assurage, la progression gestuelle de certains est impressionnante ! Quelle fierté de les voir dérouiller des voies en 5 dans les règles de l’art, de sentir certains placements délicats par eux-mêmes et mettre ce qu’il faut d’énergie pour atteindre un relais ! Bon, soyons honnêtes, ce n’est pas le cas de tout le monde, mais qu’importe, chacun progresse à son rythme, et c’est aussi un des enseignements de l’escalade.

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