{"id":704,"date":"2013-06-04T09:57:50","date_gmt":"2013-06-04T08:57:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.canyon-nice.fr\/blog\/?p=704"},"modified":"2013-06-04T09:57:50","modified_gmt":"2013-06-04T08:57:50","slug":"rocklands","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.canyon-nice.fr\/blog\/2013\/06\/04\/rocklands\/","title":{"rendered":"Rocklands"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">ngg_shortcode_0_placeholder<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;aube, le meilleur moment de la journ\u00e9e. La lumi\u00e8re point \u00e0 peine lorsque je me r\u00e9veille. Elle m&rsquo;appelle d\u00e9licatement comme pour me dire : \u00ab\u00a0Viens voir mon ambassadeur se lever.\u00a0\u00bb Je sors de mon lit grin\u00e7ant, j&rsquo;enfile un pantalon, un t-shirt qui traine sur le carrelage froid du salon, cherche ma paire de sandales et me d\u00e9cide finalement pour celles de Marco. Derri\u00e8re la porte, c&rsquo;est encore le calme. Seuls les oiseaux les plus matinaux entament leurs premi\u00e8res notes, s&rsquo;\u00e9chauffent la voix pour une belle journ\u00e9e d&rsquo;op\u00e9ra. Bient\u00f4t, hommes et femmes investiront les champs d&rsquo;oliviers de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la piste, et leurs rires \u00e9gailleront cette matin\u00e9e. Pour l&rsquo;instant, tout est encore gris, comme le fond de mes pens\u00e9es fix\u00e9es sur un r\u00eave nostalgique que je ne parviens pas \u00e0 accrocher. Il fait frais ce matin, un petit air agr\u00e9able et prometteur me fait frissonner alors que je regarde vers l&rsquo;est, l\u00e0 o\u00f9 la couleur commence \u00e0 appara\u00eetre. Une fine bande de nuages orang\u00e9e vient crever la grisaille, le chant des oiseaux redouble comme pour le faire sortir de sa longue l\u00e9thargie. Alors il apparait, tout petit point jaune de derri\u00e8re la colline d&rsquo;abord, puis demi-cercle aux contours impr\u00e9cis. D\u00e9j\u00e0, il devient trop \u00e9blouissant pour mes yeux. Je d\u00e9tourne le regard, prends une grande inspiration, refoule minutieusement chaque pens\u00e9e n\u00e9gative le plus loin possible de la fronti\u00e8re de mon conscient : une nouvelle journ\u00e9e d&rsquo;escalade commence \u00e0 Rocklands.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ngg_shortcode_1_placeholder<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tour \u00e0 tour, les autres se l\u00e8vent. Matt\u00e9o aurait \u00e9t\u00e9 le premier s&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas d\u00e9j\u00e0 retourn\u00e9 \u00e0 Nice. On n&rsquo;a pas tous la chance de pouvoir prendre un mois de cong\u00e9s. Alors c&rsquo;est Marco et Flavia qui s&rsquo;activent. Mon couple d&rsquo;italiens pr\u00e9f\u00e9r\u00e9. Les discrets mais attentionn\u00e9s. Les passionnants mais un peu secrets. La cafeti\u00e8re pousse d\u00e9j\u00e0 ses borborygmes lorsqu&rsquo;ils sortent de leur petite chambre, le regard de Marco d\u00e9j\u00e0 vif de celui qui est \u00e9veill\u00e9 depuis un moment, celui de Flavia moins gaillard et l&rsquo;air de me demander : \u00ab\u00a0Tu es debout depuis combien de temps d\u00e9j\u00e0 ?\u00a0\u00bb Deux caf\u00e9s et un peu de bruit plus loin, c&rsquo;est B\u00e9renger qui sort de sa chambre qu&rsquo;il partage avec Ben. Ben, il en faudra plus pour le sortir du lit. Pour lui, une journ\u00e9e ne commence pas avant 9h en vacances. Je l&rsquo;envie un peu. Alors on essaie de respecter les rythmes les uns des autres. On se pr\u00e9pare doucement, on pense \u00e0 nos projets en cours, ce magnifique passage dans lequel je suis tomb\u00e9 hier et que je sens que je vais plier aujourd&rsquo;hui. Nous examinons nos doigts pour le bilan matinal, le reste de peau au bout de nos phalanges, localisons attentivement chaque douleur articulaire apparue apr\u00e8s ce court repos et analysons chacun de nos muscles, encore noueux de la veille mais pr\u00eats \u00e0 repousser une fois de plus des limites de douleur. M\u00eame Flavia semble se prendre au jeu de la performance et se demande quel 6b tombera sous ses mains d\u00e9j\u00e0 bien abim\u00e9es. C&rsquo;est amusant de voir comment chacun appr\u00e9hende son escalade de fa\u00e7on diff\u00e9rente. De celui qui papillonne de bloc en bloc, sans int\u00e9r\u00eat aucun pour la cotation et ne s&rsquo;arr\u00eatant juste parce qu&rsquo;une ligne lui pla\u00eet, \u00e0 celui qui choisit son projet, le passage extr\u00eame dans lequel il s&rsquo;acharnera des journ\u00e9es enti\u00e8res jusqu&rsquo;\u00e0 la r\u00e9ussite. Personnellement, je pense me situer entre ces deux attitudes. J&rsquo;aime visiter et je ne consid\u00e8re pas les 6a uniquement comme de la chauffe. Mais j&rsquo;aime \u00e9galement la performance car elle maintient le cap et la motivation au bon endroit. Je n&rsquo;ai pas la patience, l&rsquo;engagement et la volont\u00e9 d&rsquo;un Marco ou d&rsquo;un Ben, qui tient pour moi \u00e0 de l&rsquo;ent\u00eatement, face \u00e0 un mouvement qui semble en premier lieu impossible. Je sais pourtant que c&rsquo;est la cl\u00e9 de la vraie performance, mais aussi celle d&rsquo;un certain d\u00e9sespoir en cas d&rsquo;\u00e9chec. Il faut une certaine force mentale pour accepter d&rsquo;\u00e9chouer l\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;est beaucoup investi. La garantie de la r\u00e9ussite n&rsquo;existe pas en escalade. Qui est donc le stupide qui a \u00e9tabli que la grimpe devait \u00eatre binaire ? R\u00e9ussite = 1 ; \u00e9chec = 0. Pourquoi les \u00e9tapes interm\u00e9diaires de la progression n&rsquo;ont-elles aucune valeur \u00e0 part pour nous-m\u00eames ? \u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;ai atteint telle prise, j&rsquo;ai eu une meilleure sensation sous le pied gauche, la position de mes \u00e9paules m&rsquo;a sembl\u00e9 meilleure&#8230;\u00a0\u00bb Non, seule la croix compte pour la communaut\u00e9. L&rsquo;enchainement pur et simple d&rsquo;une s\u00e9quence de mouvements visant \u00e0 atteindre le sommet, qu&rsquo;il soit de 2m ou de 1000m, avec quelques variantes de moyens et d&rsquo;\u00e9thique cependant. Conqu\u00e9rants de l&rsquo;inutile il disait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ngg_shortcode_2_placeholder<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ben s&rsquo;est enfin lev\u00e9. Il a pris rapidement son petit d\u00e9jeuner et jette finalement son sac dans l&rsquo;une de nos deux voitures pleines \u00e0 craquer de pads de toutes tailles. Le secteur a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9, les moteurs s&rsquo;activent et rejettent leur gaz d&rsquo;\u00e9chappement, nous partons grimper \u00e0 Roadside. C&rsquo;est le secteur le plus caract\u00e9ristique de Rocklands, et celui qui m&rsquo;arrange pour raconter ma petite histoire. Depuis notre maison \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de De Pakhuys, nous retournons sur la route qui relie Clanwilliam \u00e0 Calvinia et remontons le col, \u00ab\u00a0the pass\u00a0\u00bb comme on l&rsquo;appelle ici. De part et d&rsquo;autre de la route, les stigmates de l&rsquo;incendie ayant eu lieu quelques mois auparavant sont flagrants. Le paysage est triste, sombre, calcin\u00e9. Il est encore trop t\u00f4t pour que la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de v\u00e9g\u00e9taux ait eu le temps de reconqu\u00e9rir le sol. Les rares touffes vertes semblent porter le deuil d&rsquo;un paysage nu et d\u00e9vast\u00e9, \u00e0 qui il faudra plusieurs ann\u00e9es pour reprendre son allure d&rsquo;antan. La nature \u00e0 la merci de la violence d&rsquo;un coup de foudre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ngg_shortcode_3_placeholder<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous arrivons au parking, non sans au pr\u00e9alable \u00eatre all\u00e9s payer notre droit d&rsquo;entr\u00e9e au Cederberg Wilderness Area \u00e0 notre cher \u00ab\u00a0Permit man\u00a0\u00bb, l&rsquo;homme qui apparait de nulle part. Je paie, donc je suis. La v\u00e9rit\u00e9 universelle. En r\u00e8gle avec CapeNature, nous attaquons la marche d&rsquo;approche d&rsquo;une demi-heure sur cette piste que nous commen\u00e7ons \u00e0 bien conna\u00eetre. Toujours ces terres br\u00fbl\u00e9es. De ci de l\u00e0, quelques arbres semblent avoir r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 la fournaise, les feuilles roussies et les troncs noircis. Devant nous, l&rsquo;immensit\u00e9 min\u00e9rale. Du caillou \u00e0 perte de vue. Le nom du lieu prend tout son sens. Et tous les incendies du monde ne sauraient calmer l&rsquo;excitation qui nous prend, nous grimpeurs, \u00e0 l&rsquo;approche d&rsquo;un terrain de jeu pareil. Des blocs de gr\u00e8s de toutes tailles peuplent les collines alentour. Exactement comme sur les photos que nous ne cessions de regarder juste avant de partir, la verdure en moins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ngg_shortcode_4_placeholder<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bient\u00f4t, s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve de la plaine le mythique \u00ab\u00a0Question of balance boulder\u00a0\u00bb, ce pav\u00e9 o\u00f9 toutes les faces sont d\u00e9versantes et pr\u00e9sentent des lignes grimpables, du 6b+ au 8c. Chaque journ\u00e9e d&rsquo;un bloqueur commence par un peu d&rsquo;exploration. M\u00eame si cela fait plusieurs fois que nous venons \u00e0 ce secteur, nous ne pouvons nous emp\u00eacher de fureter derri\u00e8re les coins, regarder un probl\u00e8me rep\u00e9r\u00e9 la veille sur le topo, admirer la ligne magnifique du projet qui nous tient \u00e0 c\u0153ur, tout \u00e7a pour faire monter un peu plus l&rsquo;excitation. Finalement, nous jetons les pads au pied d&rsquo;un bloc et enfilons nos chaussons. C&rsquo;est parti pour la chauffe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ngg_shortcode_5_placeholder<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A Rocklands, il n&rsquo;est jamais tr\u00e8s compliqu\u00e9 de se chauffer. Les blocs faciles ne manquent pas. Le gr\u00e8s est tellement sculpt\u00e9 qu&rsquo;il donne une silhouette fantasmagorique au paysage cr\u00e9pusculaire. Ici un dragon, un \u00e9l\u00e9phant, un visage, la derni\u00e8re licorne&#8230; Pour l&rsquo;heure, qu&rsquo;importent les formes, seules les sensations comptent. Celles que l&rsquo;on a sous les doigts en posant la main, sur une pr\u00e9hension, en serrant les doigts sur une arqu\u00e9e, sous la gomme en testant l&rsquo;adh\u00e9rence de la XS-Grip. Et des les premiers mouvements, le verdict tombe : \u00e7a colle aujourd&rsquo;hui ! Les chaleurs \u00e9crasantes des jours pr\u00e9c\u00e9dents ont \u00e9t\u00e9 refoul\u00e9es par une petite brise fra\u00eeche et agr\u00e9able. Mai n&rsquo;est certainement pas le meilleur mois pour grimper ici. Mieux vaut attendre l&rsquo;hiver pour esp\u00e9rer des temp\u00e9ratures plus int\u00e9ressantes pour notre activit\u00e9. et une adh\u00e9rence optimum. Puisque finalement, le facteur le plus limitant lorsque l&rsquo;on part en trip de bloc reste toujours le m\u00eame : la peau. Et lorsqu&rsquo;il fait un peu trop chaud, la gestion de celle-ci devient primordiale : \u00e9viter de taper des essais \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition \u00e0 serrer une r\u00e8gle inf\u00e2me, r\u00e9server les jours les plus chauds pour les jours de repos, patienter aux heures les plus chaudes de la journ\u00e9e, adapter les pr\u00e9hensions \u00e0 son seuil de tol\u00e9rance \u00e0 la douleur&#8230; Oui, plus il fait chaud, plus \u00e7a fait mal ! Cependant, mai offre deux avantages : peu de pluie et peu de monde ! Il aura fallu attendre les trois derniers jours du trip pour se retrouver \u00e0 plusieurs groupes sur un secteur alors que diff\u00e9rentes sources nous ont assur\u00e9es que le site devient une fourmili\u00e8re en saison. Difficile \u00e0 croire quand on regarde autour de nous : personne \u00e0 l&rsquo;horizon. Un calme absolu. L&rsquo;extase. Au bout du compte, \u00e7a en devient socialement frustrant. Les babouins, s&rsquo;ils font de tr\u00e8s bons adversaires de grimpe, ne sont pas de bons partenaires de conversation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ngg_shortcode_6_placeholder<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une heure plus tard, les pads s&rsquo;entassent aux pieds des diff\u00e9rents projets du jour. Et les essais commencent. Echecs, r\u00e9ussites, frustrations, comp\u00e9tition, \u00e9clats de voix, de rire. Notre seul adversaire : la gravit\u00e9. Une journ\u00e9e d&rsquo;escalade parmi tant d&rsquo;autres, l&rsquo;esprit concentr\u00e9 sur le geste, sur le mouvement, la recherche de l&rsquo;instant o\u00f9 tout converge vers une sensation parfaite, estompant toute autre r\u00e9alit\u00e9, le lieu o\u00f9 l&rsquo;on se trouve, les cris encourageants de nos pareurs. Notre drogue \u00e0 nous, cet instant fugace qui s&rsquo;ach\u00e8ve d\u00e8s l&rsquo;instant o\u00f9, \u00e0 cause d&rsquo;une zipette, nos pieds retouchent le pad ou lorsque nos mains saisissent le bac final accompagn\u00e9es par un cri bestial venant du fond de nos tripes, lib\u00e9r\u00e9 d&rsquo;un coup par un flux d&rsquo;\u00e9motions intens\u00e9ment puissant. Conqu\u00e9rants de l&rsquo;inutile, vraiment ? Pas si s\u00fbr. Peut-\u00eatre simplement la recherche d&rsquo;un plaisir qui, aussi incroyable que cela puisse para\u00eetre, seul un bout de caillou peut nous apporter. Ce plaisir \u00e0 qui nous avons d\u00e9di\u00e9 nos \u00e2mes, nous les passionn\u00e9s, nous qui nous sommes laiss\u00e9s prendre au pi\u00e8ge d&rsquo;un jeu qui nous en demande tant. Parfois, je me dis que nous entretenons avec le rocher la m\u00eame relation que nous aurions avec une belle femme jalouse et exclusive. Elle te demande ton ton temps, elle capte tes attentions et te rappelle \u00e0 l&rsquo;ordre d\u00e8s que tut t&rsquo;\u00e9loignes. Mais tu as besoin d&rsquo;elle pour ce qu&rsquo;elle t&rsquo;apporte ce que personne d&rsquo;autre ne peut : pi\u00e9g\u00e9 !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ngg_shortcode_7_placeholder<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La journ\u00e9e se poursuit gentiment jusqu&rsquo;\u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit. Les derniers essais acharn\u00e9s se d\u00e9roulent sous la lumi\u00e8re blanche de nos lampes frontales. Mais si la volont\u00e9 est toujours pr\u00e9sente, l&rsquo;\u00e9nergie a faibli et c&rsquo;est avec r\u00e9signation que nous finissons par ranger notre mat\u00e9riel. Un dernier regard vers la prise qui nous a co\u00fbt\u00e9 la victoire dans ce dernier passage, la promesse non dite d&rsquo;une revanche un jour prochain et nous prenons le chemin du retour. La journ\u00e9e a \u00e9t\u00e9 bonne pour tout le monde. Mes camarades ne peuvent s&#8217;emp\u00eacher de communiquer leur bonne humeur, d\u00e9cupl\u00e9e par la perspective d&rsquo;une Castle bien fra\u00eeche qui nous attend \u00e0 la maison, \u00e0 d\u00e9guster en dissertant sur la diff\u00e9rence entre les \u00e9toiles des deux h\u00e9misph\u00e8res et des histoires de fourmis qui, si elles ne devaient pas hiberner, gouverneraient le monde. Je m&rsquo;\u00e9carte un peu du groupe pour appr\u00e9cier un peu la solitude de la nuit, me cacher dans l&rsquo;obscurit\u00e9 partielle de cette nuit \u00e9toil\u00e9e. J&rsquo;observe la voie lact\u00e9e, cherche avec amusement la silhouette la plus incroyable que mon imagination puisse cr\u00e9er, jouant avec ce contre cr\u00e9puscule qui rosit le ciel \u00e0 l&rsquo;ouest. En cet instant, je prends la dimension du lieu o\u00f9 je me trouve, \u00e0\u00a0 des milliers de kilom\u00e8tres de toute pr\u00e9occupation, entour\u00e9 de gens que j&rsquo;appr\u00e9cie et qui me sont li\u00e9s par une passion commune. Et l\u00e0, je cours pour les rattraper. Ben parle encore de comment il a serr\u00e9 cette prise apr\u00e8s l&rsquo;avoir attrap\u00e9e \u00e0 bout de doigts, Boul comment il a eu peur en parant Marco lorsqu&rsquo;il est tomb\u00e9 du haut de ce bloc. C&rsquo;est futile, mais \u00e7a me plait. Et le mieux dans tout \u00e7a, c&rsquo;est que demain, nous recommen\u00e7ons.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ngg_shortcode_8_placeholder<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ngg_shortcode_9_placeholder<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;aube, le meilleur moment de la journ\u00e9e. La lumi\u00e8re point \u00e0 peine lorsque je me r\u00e9veille. 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